• Didier Drouven

Jouer au golf vous stress ?


Cela peut sembler paradoxal ou même stupide comme question ?

Paradoxal, car la grande majorité des personnes jouant au golf, le font pour le plaisir et l'envie de se détendre. Stupide, car personne ne peut imaginer se placer volontairement dans une situation dite de détente tout en sachant qu'il va entrer dans une situation de stress.

Et pourtant !

L'émotion, dans le golf, est fonction du résultat du coup qui vient d'être joué. Et ce résultat est très rarement neutre.

Parfois, le coup peut être suivi d'un vague "Mwouais, ça va aller". Au mieux "Yessss, génial !". Au pire "Mais c'est pas vrai ...!".

Le club, celui qui vient d'être utilisé, se transforme alors soudain comme le meilleur ami du monde ou le pire ennemi à qui tous les reproches vont être adressés. Il peut recevoir un tendre baiser ou être sauvagement frappé sur le sol, quand il n'est pas envoyé à 50 mètres. Cet anthropomorphisme soudain est assez révélateur de l'intensité émotionnelle vécue. Le club devient l'exutoire émotionnel.

C'est grave docteur ? Du tout ! Je dirais même que l'expression libérée est salvatrice pour l'entièreté du corps sur un plan hormonal et physiologique. Cependant, toute expression possède ses limites qu'il est bon de maintenir à un niveau raisonnable et raisonné.

Combien de fois, avant de jouer une partie de golf, ne vous êtes-vous pas posé secrètement la question suivante : "Vais-je bien jouer aujourd'hui ?". Allons, avouez-le, ce n'est un secret pour personne.

Avant de rejoindre votre bureau ou votre occupation de la journée, vous posez-vous la même question : "Vais-je bien travailler aujourd'hui ?". Je suis certain qu'elle ne vous viendra même jamais à l'esprit.

Pourquoi ? Parce que vous savez travailler, vous connaissez votre job, vous êtes conscient de ce que vous savez et ne savez pas faire, vous connaissez vos limites cognitives et vos compétences. Dans le golf, vous remettez tout et toujours en doute, même vos meilleures approches, votre pseudo confiance dans votre putting, etc. Vous sur ou sous estimez votre jeu. Je doute que, dans votre travail, vous vous preniez pour Steve Jobs ou Bill Gates. Alors, cessez de comparer votre jeu avec celui de Jordan Spieth ou de Jason Day.

Donc, tout ceci est un peu stressant : vais-je bien jouer aujourd'hui ? Alors voici mes conseils pour aborder cette partie avec l'envie de jouer.

1. Posez-vous franchement la question : qu'est-ce que j'entends par bien jouer aujourd'hui ? Ne répondez pas en listant une dizaine d'actions. Choisissez une ou maximum deux actions qui, si elles aboutissent, vous fera dire : aujourd'hui j'ai bien joué, je suis content de mon jeu. Lors de la prochaine partie, vous en choisirez une autre ou deux autres.

2. Quoi qu'il arrive, j'insiste, restez focalisé sur votre objectif et n'en changez absolument pas. Même si, pris par la déception la plus profonde, vous vous dites que c'était pas le jour pour ce genre d'objectif. Entraînez votre mental et surtout votre cerveau a créer de nouvelles connexions neuronales.

3. Restez dans le "plaisir" de jouer du début à la fin. Si jouer ne vous fais pas plaisir, arrêtez immédiatement car aucune action humaine ne se réalise parfaitement sans le plaisir de l'exécuter. Cherchez le plaisir à jouer un mauvais lie, une balle plugée dans le bunker, une approche en plein rough en descente, etc. Et plutôt que de lâcher un "Pfffft...", inspirer calmement en vous disant "humm, intéressant, comment vais-je utiliser ce que je sais pour jouer ce coup ?". Ne jouez pas le résultat du coup, jouez LE coup. Osez vous dire que vous osez parce que vous pouvez vous améliorer.

4. Si vous partez dans le "clush", restez persévérant mais surtout pas obstiné. La persévérance est un moteur puissant pour nourrir votre mental car vous verrez que vous réussirez une chose, puis une autre, puis une autre.

5. Enfin, ne surjouez pas, faites avec perfection ce que vous savez faire, rien de plus. Et ça, c'est déjà un sacré challenge.

Je puis vous assurer qu'en appliquant ces quelques fondamentaux, votre mental va se renforcer, votre plaisir de jouer va augmenter et vous ne vous poserez plus cette stupide question " Vais-je bien jouer aujourd'hui " mais peut-être "Que vais-je m'apprendre aujourd'hui" ?

Je vous souhaite de belles parties de plaisir à trois : le terrain, votre corps et votre mental.

Didier

Sophrologue - Coach ICF certifié


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