• Didier Drouven

Perturbation visuelle


Vous êtes au départ d'un trou et subitement un jardinier surgit dans votre champ de vision.


Il n'est pas à proprement parlé dans votre ligne de drive mais vous êtes perturbé par cette vision.


Vous hésitez puis, vous décidez de jouer et le vol de votre balle se dirige vers ce brave jardinier.


Que s'est-il passé ?


Il est plus que probable que les pensées suivantes aient surgi :

- Il est trop loin pour que je puisse l'atteindre, mais personne n'est à l'abri d'un très bon coup ;

- Il est trop près, je risque de le toucher ;

- Je ne vais pas me laisser perturber par cet événement ;

- Ce n'est pas grave, je ne vais pas jouer vers lui ;

- Attention, surtout pas vers le jardinier ;

- etc.


En d'autres mots, vous avez laissez au mental la possibilité d'interpréter l'éventuel danger (s'il est trop près) et de prendre une décision judicieuse (celle d'attendre son éloignement). Soit, vous vous laissez embarquer par votre mental en évaluant toute une série de possibles, le pire étant "Attention, surtout pas vers le jardinier".


C'est mal connaître votre mental qui ne comprend pas la négation ! Autrement dit, il a compris " Ce n'est pas grave, je vais jouer vers lui" ou "Attention, surtout vers le jardinier". Et le corps suivra l'instruction du cerveau, elle -même reçue du mental.


Quelle solution ?


  1. Vous estimez que le danger est réel et vous attendez.

  2. Vous allez prendre un repère très précis pour votre objectif, vraiment précis, à l'écart du jardinier mais sur le fairway.

  3. Vous allez vous focaliser sur ce repère et dire au cerveau que c'est là, précisément là que vous allez envoyer votre balle.

  4. Vous effacez totalement la vision du jardinier.

Attention aux revers du mental ! Il ne va pas se laisser éconduire de la sorte, donc :

- Soyez parfaitement conscient de l'endroit du pitch de votre balle ;

- Visualisez le vol de votre balle jusqu'au pitch ;

- Ne laissez aucune place dans votre esprit de la présence du jardinier ;

- Dites à votre cerveau ce que vous voulez faire (et surtout pas ce que vous ne voulez pas).


Faites-le, c'est imparable. Mais je répète : respectez la procédure et vous serez surpris de la capacité que vous possédez à vous soustraire d'un tel embarras.


Ceci dit, laissez aux jardiniers le temps nécessaire dont ils ont besoin pour parfaire le terrain, ils sont nos partenaires de jeu.


Bon golf,


Didier


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